Halloween · −20% sur ton premier mois MEGA20
  1. Accueil
  2. Guides Minecraft
  3. Ouvrir les ports

Ouvrir les ports de son serveur Minecraft
et savoir quand l’héberger devient plus simple

Sur le même réseau, rien à configurer : tes amis se connectent et c’est fini. Dès qu’un joueur est ailleurs — chez lui, dans une autre ville — il faut publier le serveur sur Internet : redirection de port sur la box, adresse qui ne change pas, et sécurité. Le tutoriel Java de référence du wiki Minecraft décrit cette procédure étape par étape, avec ses pièges. Voici la synthèse, et les cas où un serveur hébergé coûte moins de temps qu’un serveur chez soi.

  • Le port par défaut d’un serveur Java est 25565, en TCP et UDP : c’est ce port qu’il faut ouvrir dans le pare-feu de la machine, puis rediriger sur le routeur, et c’est ce port qu’il faut tester — serveur allumé — pour savoir si la publication fonctionne (wiki Minecraft, Setting up a Java Edition server)
  • La plupart des fournisseurs d’accès ne donnent qu’une IP dynamique : l’adresse externe « change souvent, tous les quelques jours à quelques semaines », ce qui casse la redirection de port — d’où le DDNS, l’IP fixe payante ou la vérification régulière (wiki Minecraft, section Dynamic IP issues)
  • Le port 25565 est le premier indice que cherchent les griefer : ils scannent les IP publiques à la recherche de ce port et des réponses de statut du serveur. La whitelist ne protège qu’en mode en ligne, et un serveur domestique n’est pas derrière une protection anti-DDoS (wiki Minecraft, Security recommendations)

Les bases

Réseau local, redirection de port et adresses : qui a besoin de quoi

Trois situations différentes, trois configurations différentes. La confusion la plus fréquente vient du mélange entre l’adresse interne de ta machine et l’adresse externe de ton accès Internet : la première suffit sur le réseau local, la seconde est obligatoire pour tout joueur qui se connecte depuis ailleurs.

🏠

Sur le réseau local (LAN)

Tous les appareils reliés à ta box se trouvent sur le même réseau privé et reçoivent chacun une adresse IP interne. Un serveur démarré sur ta machine écoute sur un port de ce réseau : tes amis présents chez toi s’y connectent avec l’adresse interne et le port, sans ouvrir quoi que ce soit. Le wiki décrit cette étape dans la section Local Area Network du tutoriel, avec la récupération de l’adresse interne (invite de commandes Windows, ip addr sous Linux).

🔀

Depuis Internet (redirection de port)

Ta box reçoit une seule adresse publique pour tout le logement : elle ne sait pas vers quelle machine envoyer une connexion entrante tant que tu ne le lui dis pas. La redirection de port fait exactement ce travail — « rediriger les connexions entrantes depuis Internet vers l’adresse interne de ton serveur sur le réseau local ». Chaque routeur ou modem a sa propre interface : le wiki renvoie à la documentation du matériel et au site portforward.com, puis conseille de vérifier le port avec un outil dédié.

📮

Les adresses qui bougent

Un routeur attribue souvent les adresses internes en DHCP : celle de ton serveur peut changer et rendre la redirection invalide. Il faut donc lui réserver une IP interne fixe. Côté externe, la plupart des FAI ne fournissent qu’une IP dynamique, qui change régulièrement : le wiki propose le DDNS (un nom fixe qui pointe vers l’IP du moment), la vérification périodique de l’IP, ou une IP statique — « généralement proposée en supplément » par le fournisseur d’accès.

Mise en place

Publier un serveur Java depuis chez soi, étape par étape

C’est la procédure décrite par le tutoriel Java du wiki Minecraft, résumée dans l’ordre où les problèmes apparaissent réellement. Garde-la sous les yeux : la moitié des « ça ne marche pas » viennent d’une étape sautée plutôt que d’une panne.

ÉtapeCe qu’il faut faireCe que dit la référence
1. Le portOuvrir le port du serveur (25565 par défaut) en TCP et UDP dans le pare-feu de la machine hôteLe tutoriel insiste : « avant de rediriger, n’oublie pas d’ouvrir le port TCP/UDP (25565 par défaut) dans le pare-feu de l’hôte ». Sous Windows, la première exécution du serveur déclenche une demande d’autorisation pour le binaire Java — l’accepter crée la règle automatiquement.
2. L’adresse interneRelever l’adresse IP interne de la machine qui héberge le serveurLe wiki donne la méthode par système : panneau réseau ou ipconfig sous Windows (ligne « IP address »), ip addr sous Linux en cherchant l’interface ethX, enpXsX ou wlanX.
3. La redirectionCréer la règle NAT sur le routeur : port externe → adresse interne du serveur sur le même portLes étapes génériques sont décrites pour « la plupart des routeurs standards », mais chaque interface diffère : il faut la documentation de ton routeur, de ton modem ou du matériel fourni par le FAI. Le wiki signale le piège du modem qui fait aussi routeur.
4. Le testTester depuis l’extérieur avec un outil de vérification de port, et noter l’adresse publique obtenue« Le port par défaut à tester est 25565, sauf si tu en as choisi un autre. Le serveur Minecraft doit être démarré pendant le test. » Un test fait serveur éteint ne prouve rien.
5. Les adresses fixesRéserver l’IP interne (DHCP), et traiter l’IP externe : DDNS, vérification régulière ou IP statique payanteLe wiki documente les trois voies. Sans cela, la redirection « peut être gênée, voire totalement empêchée » le jour où l’adresse change.
6. Si la redirection est impossiblePasser par un réseau privé virtuel qui simule un réseau local (Hamachi, Radmin VPN, ZeroTier)Cette méthode « sert d’alternative à la redirection de port », mais chaque joueur doit installer le même logiciel que l’hôte, et cette section n’est pas prise en charge par Mojang ni par le wiki : à réserver aux petits groupes.
7. La machineDimensionner la machine, pas seulement le mondeLe wiki recommande « au moins 2 Go de RAM » pour un petit serveur, et précise que « 4 Go peuvent être nécessaires pour des serveurs plus grands ». Surtout : un serveur Minecraft utilise surtout un seul cœur, donc la performance par cœur compte plus que le nombre de cœurs.
8. Le nom de domaineOptionnel : brancher un domaine, avec un enregistrement A, ou un enregistrement SRV pour rejoindre sans taper le portEnregistrer un domaine « est souvent payant, et rarement gratuit » ; les services de DNS dynamique offrent un sous-domaine gratuit. Le guide maison sur le sujet : brancher un domaine au serveur.

Deux cas résistent à ces huit étapes : la box opérateur qui ne laisse pas modifier la redirection, et le partage de connexion ou la 4G/5G, où l’adresse publique n’est pas réellement la tienne. Dans ces situations, le seul chemin fiable reste l’hébergement — ou le VPN, avec ses contraintes côté joueurs.

Sécurité

Exposer un serveur à Internet change ce qu’il faut protéger

Un serveur ouvert est un serveur trouvable. Les recommandations de sécurité du tutoriel tiennent en quelques réglages, mais elles supposent de savoir ce qu’elles protègent vraiment.

🛡️

Whitelist : utile, mais seulement en mode en ligne

Le wiki recommande d’activer la whitelist dès que le serveur est exposé, parce qu’un serveur public « ouvre la porte à des joueurs que tu ne reconnais pas » et mène au grief. Nuance essentielle : la whitelist ne fonctionne qu’en online mode ; sur un serveur en mode hors ligne, un joueur peut se connecter en reprenant un pseudo présent dans la liste. Le guide dédié : configurer une whitelist.

🔎

Le port 25565 et les scanners automatiques

Les griefer scannent les IP publiques à la recherche des caractéristiques d’un serveur Minecraft : le port par défaut, la réponse de statut du serveur, la possibilité de s’y connecter. Trois contre-mesures citées par le wiki : choisir un port non standard, activer l’online mode, et désactiver les réponses de statut (enable-status). Le guide maison : anti-cheat et modération.

💾

Sauvegardes et attaques : ce qu’un serveur chez toi n’a pas

Une machine domestique sauvegarde quand on le lui demande, se coupe avec la connexion, et encaisse une attaque DDoS sur la ligne de toute la maison. C’est l’écart le plus net avec un serveur hébergé, où les sauvegardes et la protection DDoS sont côté hébergeur. À lire : protéger le serveur et ses sauvegardes et sauvegarder et restaurer son serveur.

Autre point souvent oublié : si tu ouvres la console ou des commandes à des joueurs, cadre les permissions (guide grades et permissions) et réserve les command blocks aux opérateurs. Sur un serveur exposé, la surface de jeu et la surface d’administration ne doivent pas être les mêmes personnes par défaut.

Arbitrage

Quand l’hébergement devient plus simple que la redirection de port

Le wiki le formule sans détour : garder la gestion de son serveur « mais pas depuis chez soi », c’est payer au mois, « parce que l’hébergement gratuit est une rareté », mais éviter « l’entretien constant d’un serveur » et garantir qu’il « reste toujours en ligne pour tes joueurs ». Voici les critères qu’il conseille de vérifier, appliqués à notre offre.

⚡

Performance par cœur

Un serveur Minecraft utilise surtout un seul cœur : le nombre de cœurs compte beaucoup moins que leur vitesse. C’est le premier critère cité par le wiki, et celui qui décide du TPS quand la base de joueurs grossit.

📶

Ressources et localisation

Le wiki conseille de vérifier si les ressources sont garanties ou mutualisées, et de choisir un datacenter proche de la majorité des joueurs pour garder un ping bas. Nos serveurs sont hébergés en Europe, avec un uptime annoncé de 99,9 %.

🧩

Logiciels et versions supportés

À vérifier avant de payer : que l’hébergeur accepte le logiciel que tu veux faire tourner (vanilla, Paper, Fabric, Forge, ou un proxy comme Velocity) et la version de Minecraft dont tu as besoin. C’est ce qui évite de migrer trois semaines plus tard.

🔐

Sauvegardes et accès

Fréquence, durée de conservation et possibilité de télécharger ses sauvegardes : trois questions que le wiki met dans sa liste. L’accès aux fichiers et à la console fait la différence le jour où il faut diagnostiquer un plantage plutôt que de tout redémarrer à l’aveugle.

Rester chez soi reste un bon choix dans deux cas : un serveur temporaire entre amis, sur le même réseau ou pour une session courte, et l’expérimentation — apprendre à administrer, tester des plugins, comprendre la machine avant de payer. Dès qu’il faut être joignable tous les jours par des joueurs dispersés, la redirection de port, l’IP dynamique et les sauvegardes deviennent un travail à plein temps.

L’offre adaptée

Quelle offre si tu veux éviter la redirection de port

Sur un serveur hébergé, il n’y a pas de port à ouvrir ni d’adresse interne à réserver : l’adresse de connexion t’est fournie, et tes joueurs s’y connectent depuis n’importe où. Voici la correspondance entre la taille du projet et le palier à choisir.

🟢

Starter — 1,99 €/mois

4 Go de RAM : le remplacement direct d’un serveur auto-hébergé entre 5 et 10 amis, en vanilla, avec sauvegardes et protection DDoS incluses. La mise en ligne prend 60 secondes, contre une soirée de configuration de box.

🟠

Communauté — 3,99 €/mois

10 Go de RAM : un modpack complet ou une communauté qui grandit, avec de la place pour les plugins, la carte en ligne et un Discord relié au serveur. Le détail : relier Minecraft à Discord.

🔵

Network — 9,99 €/mois

32 Go de RAM : un réseau Velocity avec hub et serveurs de jeu séparés. Ce cas n’existe pas en auto-hébergement : il demande plusieurs instances isolées. Voir créer un réseau avec Velocity.

Les quatre paliers incluent Java et Bedrock, la mise en ligne en 60 secondes, les sauvegardes, la protection DDoS et le support Discord 7j/7, sans engagement. L’offre de lancement affichée sur la vitrine est -20 % le premier mois avec le code MEGA20. Besoin d’aide pour dimensionner avant de commander ? Le guide choisir son hébergeur Minecraft reprend les critères un par un.

FAQ

Questions fréquentes sur l’ouverture des ports

Faut-il ouvrir des ports pour jouer avec des amis sur le même réseau ?

Non. Tant que tout le monde est branché sur la même box, tu es en réseau local : les joueurs se connectent directement à l’adresse IP interne de la machine qui héberge le serveur, sur le port du serveur. Aucun réglage de box, aucune adresse publique, aucune redirection. C’est le cas d’usage décrit par la section Local Area Network du tutoriel Java.

Quel port faut-il ouvrir exactement ?

Le port par défaut d’un serveur Java est 25565, en TCP et UDP. Le tutoriel conseille de tester ce port avec un outil de vérification de port, serveur démarré, « sauf si tu as spécifié autre chose » dans la configuration. Si tu changes de port, pense à modifier la redirection, la commande de connexion des joueurs, et le port indiqué par un éventuel enregistrement SRV.

Mes amis ne peuvent toujours pas se connecter malgré la redirection : où chercher ?

Dans l’ordre : le pare-feu de la machine hôte (le port doit être ouvert en TCP et UDP), l’interface de la box (la règle doit pointer vers l’adresse interne actuelle du serveur), le modem qui fait aussi routeur — le wiki signale explicitement ce cas, où la règle créée sur un appareil ne suffit pas —, puis le changement d’adresse interne par DHCP. Le guide maison résoudre les erreurs de connexion complète ce diagnostic côté jeu.

Mon adresse IP change tout le temps, que faire ?

C’est le fonctionnement normal d’une IP dynamique, et le wiki précise que la plupart des FAI n’en fournissent pas d’autre : l’adresse externe peut changer « tous les quelques jours à quelques semaines ». Trois solutions : le DDNS, qui donne un nom fixe pointant vers ton adresse du moment ; une IP statique, généralement facturée en supplément par le fournisseur d’accès ; ou la vérification périodique de l’adresse, efficace mais manuelle.

Je ne peux pas faire de redirection de port : quelles alternatives ?

Le wiki propose un réseau privé virtuel qui « simule un réseau local » entre les joueurs et le serveur : Hamachi, Radmin VPN ou ZeroTier. Ça fonctionne, mais chaque joueur doit installer le même logiciel que l’hôte avant de pouvoir rejoindre, et cette section n’est pas prise en charge par Mojang ni par le wiki — à réserver aux petits groupes qui acceptent de s’organiser. L’autre voie est l’hébergement : ton serveur est joignable directement, sans rien installer chez les joueurs.

La whitelist suffit-elle à protéger un serveur exposé ?

Seulement en mode en ligne. Le wiki est catégorique : la whitelist ne fonctionne pas en mode hors ligne, où un joueur peut se connecter en reprenant un pseudo figurant dans la liste. Sur un serveur exposé, la combinaison recommandée est la whitelist, l’activation de l’online mode, un port non standard pour brouiller les scanners, et la désactivation des réponses de statut si tu n’en as pas besoin. Voir configurer une whitelist.

Combien de RAM pour un serveur auto-hébergé ?

Le tutoriel recommande « au moins 2 Go de RAM » pour un petit serveur, et indique que 4 Go peuvent être nécessaires pour un serveur plus grand. La quantité dépend surtout de la taille du monde et du logiciel choisi — un modpack consomme bien plus qu’un serveur vanilla. Notre guide choisir la quantité de RAM détaille les cas, et estimer le nombre de joueurs explique pourquoi le nombre de connectés n’est pas le seul chiffre à regarder.

Un serveur hébergé reste-t-il joignable 24 heures sur 24 ?

C’est l’un des arguments avancés par le wiki pour l’hébergement : le serveur « reste toujours en ligne pour tes joueurs », là où une machine domestique s’éteint, se met à jour, ou perd sa connexion. La vitrine annonce un uptime de 99,9 % sur ses serveurs hébergés en Europe. Pour aller plus loin sur ce point précis, voir garder un serveur en ligne 24/7.

Publie ton serveur sans toucher à ta box

Ouvrir les ports, réserver une adresse interne, installer un client DDNS, refaire le test à chaque changement d’IP : c’est faisable, et le tutoriel de référence explique comment. Si ton objectif est simplement de jouer avec tes amis ou ta communauté sans devenir administrateur réseau, un serveur hébergé règle le sujet en une commande : tu ouvres ton espace client, tu choisis ta RAM, tu reçois l’adresse, tes joueurs se connectent. Java et Bedrock, sauvegardes, anti-DDoS et support Discord sont inclus.